Delta du Sénégal : la Mauritanie et le Sénégal face à un besoin de 15 millions de dollars

TRUST Magazine – La pérennisation de la Réserve de biosphère transfrontière du Delta du Sénégal nécessite plus de 8,5 milliards de francs CFA, soit environ 15 millions de dollars, selon les conclusions d’une table ronde réunissant jeudi à Saint-Louis des acteurs sénégalais et mauritaniens.

Le besoin de financement a été présenté à l’issue d’une rencontre consacrée au financement durable de la Réserve de biosphère transfrontière du Delta du Sénégal (RBTDS). Selon le directeur des Parcs nationaux du Sénégal, le colonel Ibrahima Guèye, cité par l’Agence de presse sénégalaise (APS), cette enveloppe est nécessaire pour assurer la poursuite et la pérennisation du projet.

La table ronde a réuni des représentants des ministères chargés de l’Environnement des deux pays, ainsi que plusieurs partenaires, dont le Fonds mondial pour l’environnement et l’Organisation pour la mise en valeur du fleuve Sénégal (OMVS).

La rencontre intervient dans le cadre des efforts visant à mettre en place un mécanisme de financement durable pour cet espace écologique partagé entre le Sénégal et la Mauritanie.

Pour les deux pays, l’enjeu dépasse la seule conservation de la biodiversité. Le Delta du Sénégal constitue un espace transfrontalier où se croisent des problématiques liées aux ressources en eau, à l’agriculture, à l’élevage, aux zones humides, à la pêche et aux moyens de subsistance des populations riveraines. La coopération entre Nouakchott et Dakar apparaît ainsi centrale dans la gestion durable de cet écosystème commun.

La recherche des 15 millions de dollars ouvre désormais la question de la mobilisation des bailleurs et partenaires techniques et financiers. Le financement devra permettre de consolider les acquis du projet et d’assurer sa continuité sur le long terme, alors que les territoires du Delta sont confrontés à des pressions environnementales et socioéconomiques croissantes.

La Réserve de biosphère transfrontière du Delta du Sénégal s’inscrit dans une coopération environnementale entre la Mauritanie et le Sénégal autour d’un même bassin fluvial. Sa préservation repose donc sur une approche coordonnée des deux rives du fleuve et sur la capacité à mobiliser des financements durables.

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